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Atar / meurtre: Le fanatisme tribal et clanique prend de plus en plus le dessus !
Il se trouve que les trois inculpés dans l’affaire de l’assassinat crapuleux de Wenna Ould Feil perpétré le 4 février dernier , sur le plateau du quartier populaire Aghnemrit , se composent d’un Bidane : le garde , suspecté par la police et la population ; Un Kowri : Le maçon , 2é arrivé sur les lieux du crime qui a utilisé son téléphone pour appeler la police ; Et un Hartani, le premier arrivé sur les lieux du crime qui avoisinent son domicile.
Après l’audition du 14 février au tribunal d’Atar, les deux premiers sont relaxés. Tandis que les parents du garde manifestent à coup de klaxon leur joie de voir leur fils libéré, la déception s’empare de la famille et proches du jeune chauffeur de taxi assassiné, mais ce sont surtout les parents d’Ahmed Ould Babbah, envoyé en prison le même jour, qui ne contiennent plus leur colère.
Le jeudi 15 février au matin, plusieurs manifestants Hartani et parents associés ( Ideychilli,Lekhcham etc.) se sont rassemblés devant la Wilaya et le palais de justice pour signifier leur opposition à la décision prise par le tribunal.
Décision qu’ils qualifient d’arbitraire, voire raciste. Les vendredi et Samedi , jours fériés , ils sont restés en sit-in des heures durant , devant les locaux du palais de justice.Ce dimanche la foule est plus importante et plus bruyante. Que va-t-il se passer ? D’ores et déjà on apprend qu’un avocat commandé par les parents de Ould Babbah est arrivé de Nouakchott hier et qu’une réunion à ce propos se tient actuellement dans le bureau du procureur prés du tribunal régional de l’Adrar.
Il importe de signaler que ce meurtre, le premier du genre en Adrar est étrange de part :
- la bestialité avec laquelle il a été accompli : Le jeune chauffeur de taxi Wenna gisait dans une mare de sang, front fracturé, mâchoires démolies, visage dénaturé , portières de son véhicules entrouvertes et phares allumées ;
- Le contexte dans lequel il est exécuté : Cet odieux crime a lieu la veille de l’arrivée du président de la république à Atar, se rendant au festival de Ouadane.
- Le moment et le lieu où il s’est produit : Vers 22 Heures dans un quartier peuplé , à rues très vastes et éclairées.
- Le choix de la victime : Un jeune chauffeur de taxi ,natif du Bled connu sans problèmes avec autrui ou avec la justice.
Dans les milieux Atarois, les rumeurs vont bon train :
* Ce crime passionnel ne peut être que l’œuvre d’une mafia sécrète superbement bien organisée, dormante à Atar ou venant d’ailleurs. Voulait on saboter l’arrivée du président ? Ou lui envoyer un message qui reste à déchiffrer ? Le jeune chauffeur de taxi tué a-t-il transporté des malfaiteurs ? A-t-il entendu ou vu quelque part des choses compromettantes ? Lui a –t-on demandé un service exceptionnel qu’il a décliné par suspicion ?
Toujours est –il qu’à Atar on déplore :
que l’enquête ait été retardée d’une semaine à cause de l’arrivée du président : Tous les responsables gradés se trouvaient à Ouadane pour assister au festival des villes anciennes ;
Que le véritable criminel n’ait pas été jusqu’ici appréhendé par la police ou la gendarmerie dont les éléments connaissent un à un les 10.000 habitants de la ville ; Que la sécurité tant vantée en Adrar et en Mauritanie reste encre sur papier ou propagande mensongère.
Qui, en effet à Atar sera en sécurité, si le ou les véritables tueurs de Wenna Ould Feil ne sont pas démasqués? La question est sur toutes les lèvres. Au moment où nous mettons en ligne ce texte , on apprend que pour calmer la foule au dehors et à l’intérieur du palais de justice , les procédures d’une liberté provisoire d’ Ahmed Ould Babbah sont en cours.
Nous y reviendrons.
Ely Salem Khayar
Après l’audition du 14 février au tribunal d’Atar, les deux premiers sont relaxés. Tandis que les parents du garde manifestent à coup de klaxon leur joie de voir leur fils libéré, la déception s’empare de la famille et proches du jeune chauffeur de taxi assassiné, mais ce sont surtout les parents d’Ahmed Ould Babbah, envoyé en prison le même jour, qui ne contiennent plus leur colère.
Le jeudi 15 février au matin, plusieurs manifestants Hartani et parents associés ( Ideychilli,Lekhcham etc.) se sont rassemblés devant la Wilaya et le palais de justice pour signifier leur opposition à la décision prise par le tribunal.
Décision qu’ils qualifient d’arbitraire, voire raciste. Les vendredi et Samedi , jours fériés , ils sont restés en sit-in des heures durant , devant les locaux du palais de justice.Ce dimanche la foule est plus importante et plus bruyante. Que va-t-il se passer ? D’ores et déjà on apprend qu’un avocat commandé par les parents de Ould Babbah est arrivé de Nouakchott hier et qu’une réunion à ce propos se tient actuellement dans le bureau du procureur prés du tribunal régional de l’Adrar.
Il importe de signaler que ce meurtre, le premier du genre en Adrar est étrange de part :
- la bestialité avec laquelle il a été accompli : Le jeune chauffeur de taxi Wenna gisait dans une mare de sang, front fracturé, mâchoires démolies, visage dénaturé , portières de son véhicules entrouvertes et phares allumées ;
- Le contexte dans lequel il est exécuté : Cet odieux crime a lieu la veille de l’arrivée du président de la république à Atar, se rendant au festival de Ouadane.
- Le moment et le lieu où il s’est produit : Vers 22 Heures dans un quartier peuplé , à rues très vastes et éclairées.
- Le choix de la victime : Un jeune chauffeur de taxi ,natif du Bled connu sans problèmes avec autrui ou avec la justice.
Dans les milieux Atarois, les rumeurs vont bon train :
* Ce crime passionnel ne peut être que l’œuvre d’une mafia sécrète superbement bien organisée, dormante à Atar ou venant d’ailleurs. Voulait on saboter l’arrivée du président ? Ou lui envoyer un message qui reste à déchiffrer ? Le jeune chauffeur de taxi tué a-t-il transporté des malfaiteurs ? A-t-il entendu ou vu quelque part des choses compromettantes ? Lui a –t-on demandé un service exceptionnel qu’il a décliné par suspicion ?
Toujours est –il qu’à Atar on déplore :
que l’enquête ait été retardée d’une semaine à cause de l’arrivée du président : Tous les responsables gradés se trouvaient à Ouadane pour assister au festival des villes anciennes ;
Que le véritable criminel n’ait pas été jusqu’ici appréhendé par la police ou la gendarmerie dont les éléments connaissent un à un les 10.000 habitants de la ville ; Que la sécurité tant vantée en Adrar et en Mauritanie reste encre sur papier ou propagande mensongère.
Qui, en effet à Atar sera en sécurité, si le ou les véritables tueurs de Wenna Ould Feil ne sont pas démasqués? La question est sur toutes les lèvres. Au moment où nous mettons en ligne ce texte , on apprend que pour calmer la foule au dehors et à l’intérieur du palais de justice , les procédures d’une liberté provisoire d’ Ahmed Ould Babbah sont en cours.
Nous y reviendrons.
Ely Salem Khayar